Après-midi handisport pour des élèves du collège Guérin


La boccia, un dérivé du jeu de pétanque

La boccia, un dérivé du jeu de pétanque

Séance d’éducation physique et sportive originale pour les élèves de trois classes de sixième du collège Guérin, invités à parler de handicap et surtout, invités à le vivre.

Dans le gymnase Mimoun, plusieurs ateliers ont été installés que les élèves ont testés, par petits groupes, les uns après les autres : ping-pong, basket en fauteuil, sarbacane, tir à la carabine laser, vélo adapté (à l’extérieur), boccia (un jeu dérivé de la pétanque). Agent de développement pour le comité handisport de Meurthe-et-Moselle, Aurélien Cucini a, en préambule, présenté le programme de l’après-midi et a rappelé la philosophie de la fédération handisport : « C’est avant tout de permettre à des personnes en situation de handicap de pouvoir pratiquer une activité physique. Savez vous d’ailleurs combien de sports la fédération handisport compte… » Quelques chiffres se sont élevés, timidement, du petit groupe avant que l’animateur n’annonce que les disciplines affiliées sont au nombre de 45. « On peut faire du cheval ? », interroge une collégienne qui apprend que « oui, c’est possible, avec du matériel spécifique pour lever une personne par exemple et une selle adaptée… »

Si le but était de sensibiliser les plus jeunes au handicap et à la pratique d’une discipline sportive, il était aussi question de les placer face à certaines difficultés rencontrées, comme l’illustrait cette collégienne, épuisée au terme d’une séance de basket, installée dans un fauteuil : « C’est trop dur… Franchement j’y arrive pas… » D’autres pensaient même être incapables de faire des échanges sur une table de ping-pong les yeux bandés… Installées face à une table adaptée et une balle à faire rouler (et qui contient des grelots), elles ont rapidement pris plaisir à tendre l’oreille pour tenter de renvoyer la balle.

La boccia, un dérivé du jeu de pétanque et ses balles en mousse a également séduit tout autant que le test du vélo adapté (quatre vélos couchés accrochés les uns aux autres où, seul, le premier pilote et tous les autres pédalent). « C’est vraiment du sport et c’est parfois difficile », a expliqué Mathéo dont les propos étaient également relayés par ceux de Coralie ; « C’est l’occasion de vivre ce que vivent les personnes handicapées. » C’était l’un des objectifs.

©Est républicain, le 18/05/2016

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