Nicole Bernard et le ping-pong, une passion à partager


Initiée dès l’enfance à l’art subtil qui consiste à faire rebondir inlassablement une petite balle de celluloïd sur une table verte, ou bleue… Nicole Bernard, la dynamique présidente de l’Amicale Lunévilloise de tennis de table s’évertue désormais à partager sa passion et son savoir avec le plus grand nombre.

Titre d’un journal bien connu du microcosme pongilistique, « J’peux pas, j’ai ping-pong » est une excuse souvent servie par Nicole Bernard à ses proches. Car s’il est injuste de résumer la vie de la présidente de l’Amicale Lunévilloise de tennis de table au seul petit univers du « ping », les journées de la septuagénaire lui sont tout de même souvent dédiées. Et depuis longtemps qui plus est.

Ses premières balles ? « C’était il y a plus de 60 ans, dans la réserve du cabinet d’assurance de mon père », se souvient-elle. Désormais, après avoir œuvré pendant des années dans l’ombre, elle a succédé à Jean-Marie Mercy aux manettes de l’ALTT. Des rebonds hésitants des débuts à aujourd’hui, l’enfant de la balle en a fait du chemin. Raquette en main ou non car, toujours prompte à s’investir, elle cumule également des fonctions à la Ligue Grand Est de tennis de table et à l’office des sports de Lunéville. Sans oublier son engagement au service de l’olympisme, « l’autre passion de ma vie ».

Transmettre le virus

Les sommets, Nicole les a tutoyés au cours de sa longue carrière. Un titre de championne de France vétéran 1 lui ouvrant les portes des championnats du monde. « C’était en Australie. Un vrai rêve ». Mais très vite, elle a pris plaisir à transmettre ses connaissances. À Marie-France, sa fille, tout d’abord, qui a rapidement marché sur ses traces. Puis à Dorian ensuite. Le petit-fils qui vit à fond sa passion jusqu’à en vivre. « Il est quasiment né une raquette à la main, renvoyant la balle alors que ses yeux ne dépassaient pas la table. Très vite, on a senti qu’il avait une main. Lorsqu’il a hésité à devenir professionnel, je lui ai juste dit que l’essentiel était d’être heureux. D’aller au bout de ses rêves ».

A-t-elle des regrets pour elle-même ? « Plus jeune, j’aurai tellement aimé être prof d’EPS, mais à l’époque… ». Malgré sa sainte horreur des chiffres, c’est à la Banque de France que la jeune femme fera carrière. Avant de reprendre le flambeau du cabinet de son père. « Mais ce n’était pas trop mon truc ». Trop humaine…

Toujours innover

Qu’importe, Nicole a trouvé son équilibre dans le « ping ». Sous sa houlette, l’ALTT se dépoussière, s’ouvre aux nouvelles pratiques. De l’obscurité du Dark ping aux tables géantes du Maxi ping. Elle mène croisade pour le rendre accessible à tous, voire intergénérationnel grâce au Ping initiation dès 3 ans et aux séances de Mamie ping, Papy pong du mardi.

L’ancienne joueuse corpo pense aussi aux bien-être des salariés en les conviant à des Midi du ping. Elle n’a de cesse d’innover.

Privée de sa passion, comme beaucoup, pendant les confinements, Nicole ne s’est pas laissée gagner par le spleen ambiant. Pas son genre, elle a préféré aller puiser sur Internet de nouvelles idées.

« J’ai beaucoup appris, notamment pour mieux partager les infos ». Insatiable, on vous dit…

Est Républicain, le 30/12/2020

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